L’âge d’or de la peinture danoise, , exposition présentée au Petit Palais jusqu’en janvier 2021, fait ressurgir un pays et une histoire méconnue.

Au début du XIXe, le Danemark subit une défaite militaire et le port de Copenhague est bombardé en 1807 par les Anglais.

Un pays dans la résilience

En 1814, après la guerre, le pays se reconstruit et le milieu artistique aussi. Les peintres danois vont changer de registre: ils vont s’attacher aux paysages, aux scènes familiales ou de rue. Et ce, jusqu’en 1864, quand éclate la guerre avec la Prusse. C’est cette parenthèse enchantée que le spectateur découvre.

Christen Kobke, Vue du lac Sortedam depios Dosseringen en regardant vers Norrebro

 

Une révolution dans la manière de peindre

On repère peu de peintres connus, sauf Christoffer Wilhelm Eckersberg, qui a lancé l’idée et a rendu concret le travail sur le modèle vivant.

Il bouscule, ce faisant, l’Académie. Les peintres se rendront, à sa suite, en extérieur, et tenteront des cadrages innovants ou décalés voire inattendus, et au pouvoir cinématographique important.

Alfred Küchler, Une paysanne vendant des fruits dans un atelier d’artiste

Cette époque bénie renforce la fierté nationale. Les drapeaux s’affichent. L’art de vivre dans les provinces est valorisé et idéalisé.

Wilhelm Marstrand, Une femme de Dalécarlie montant un cheval blanc

Une période propice aux expérimentations

La modernité des points de vue déroute et fascine. On assiste à de multiples expérimentations, que ce soit dans la recherche de détails ou de perspectives inhabituelles.

Christen Kobke, Vue du haut d’un grenier à blé dans la citadelle de Copenhague

Peter Christian Skovgaard, Etude de nuages et cime d’arbre

La scénographie du musée fait la part belle à l’ambiance proche de la nature qui prévaut au Danemark à l’époque, avec des tentures photographiques servant de papier peint enchanteur pour présenter des toiles charmantes.

Peter Christian Skovgaard, Le blanchiment du lin dans une clairière

Ainsi, pour retrouver une bouffée de fraîcheur et d’insouciance, après une période de confinement pour la culture et les musées, rien de tel qu’une promenade dans cette exposition qui vous fera voyager avec bonheur et sans masques!

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